Pourquoi aller à la pharmacie reste important pour les français ?

C’est quasiment devenu un rituel pour nous. Aller à la pharmacie de temps en temps, que ce soit pour un rhume, acheter vos vitamines ou votre écran total pour votre enfant cet été est quelque chose que les français font régulièrement.

Les habitudes changent petit à petit avec une augmentation très importante de l’offre. On a vu les chaînes de supermarchés se positionner sur les cosmétiques et produits de premier soin, maintenant les tests de grossesse y sont même disponibles ! Néanmoins, les conseils que nous apportent notre pharmacien ou préparateur en pharmacie ( Geoallo ) restent primordiaux et lorsque nous cherchons un produit  pour une application précise, nous nous rendons souvent dans notre pharmacie de quartier pour demander conseil plutôt que de se retrouver perdu au milieu des dizaines de références qu’offre un hypermarché. Ces personnes ont en effet reçu une formation très poussées sur les médicaments et la santé en général. N’oubliez pas que les pharmaciens ont tous fait 4 ans d’études après une année préparatoire, le concours PACES, maintenant mélangée avec la plupart des diplômes liés à la santé comme sage-femme, dentiste ou les futurs kinésithérapeutes (la réforme date de 2014). Ces 5 premières années d’études sont sanctionnées par des examens et une thèse d’exercice, différente de la thèse de doctorat, car elle est spécifique aux professions de santé et ne  dure pas 3 ans. Durant cette thèse, ils doivent montrés qu’ils sont capables de réfléchir sur un sujet, s’informer (la bibliographie), faire les tests et expérimentations nécessaires pour montrer qu’ils ont la capacité de réflexion critique nécessaire à leur futur métier. Ils n’ont pas le même statut que les docteurs d’université qui peuvent faire de l’enseignement et de la recherche. Certains pharmaciens passent tout de même un doctorat d’université. Cela leur prendra 3 années de plus.

Pour les préparateurs en pharmacie, une formation plus courte de deux ans leur permettra d’obtenir les compétences nécessaires pour travailler soit en milieu hospitalier et officines soit dans l’industrie pharmaceutique.

Durant leur formation, ces deux corps de métiers font divers stages afin de se familiariser avec le milieu professionnel dans lequel ils exerceront à la fin de leurs études.

Vous verrez rarement un pharmacien fraîchement sorti de l’université ouvrir sa propre officine, la législation exige que ces derniers acquièrent de l’expérience en officine avant de pouvoir exercer seuls. L’implantation est aussi très surveillée. Ils ne peuvent pas s’installer librement et rachète souvent une pharmacie existante.

Comment reconnaître le pharmacien, propriétaire, dans une pharmacie ? C’est celui qui ne porte pas de blouse ! C’est un peu comme une sorte de tradition, le pharmacien ne porte pas sa blouse ce qui le différencie des employés. Pourquoi ? Bonne question. Néanmoins, les législations liées à la qualité, tout ce qui est lié aux procédures de suivi des actions, pousse de plus en plus les professionnels de santé à changer leurs habitudes. Avez-vous remarqué que les préparateurs et pharmaciens employés ont maintenant leur nom, tout au moins leur prénom, sur leur blouse ? Cela est lié aux procédures qualités qui se développent de plus en plus pour permettre un meilleur suivi des éventuelles erreurs ou problèmes qui peuvent se produire lors de la délivrance de médicaments.

Ainsi, les gens qui vous délivrerons vos médicaments sous prescription ou qui vous conseillerons sur la meilleure protection solaire pour votre enfant ont reçu une formation très poussée sur leur spécialité. De plus en plus de formations offrent aussi des formations sur la relation client, jusque-là plus ou moins laissée de côté mais, en observant la concurrence rude des hypermarchés et pharmacies low-cost, les universités ont adapté leurs formations pour donner le plus d’outils possibles à leurs futurs pharmaciens pour maintenir leur entreprise à flot. Car, trop souvent on l’oublie, une pharmacie reste un magasin comme un autre.

Si votre pharmacien est malpoli avec vous, ou si vous avez le sentiment qu’il n’a pas bien répondu à vos inquiétudes, vous irez voir la pharmacie qui est un peu plus loin. Sans regrets.

Mais cela sont des situations bien particulière et ne change pas le propos. Ce n’est pas parce que vous n’aimez pas une pharmacie que vous allez changer complètement vos habitudes et perdre ce pour quoi vous y êtes allé, vous voulez un conseil.

Et les pharmacies sont les meilleurs endroits pour les obtenir. Petites par rapport à leurs homologues low-cost ou en hypermarché, systématiquement, si vous avez l’air perdu à essayer de savoir si l’écran total en spray est plus efficace que l’écran total en crème, quelqu’un viendra vous voir et vous demandera si vous avez besoin de conseil.

Le médicament prescrit par le médecin ( medecin de garde aujourd’hui ) n’est pas disponible immédiatement dans l’officine, mais un générique existe ? Le pharmacien n’hésitera pas à vous montrer la différence entre les deux médicaments. Que ce soit le dosage ou la composition. Vous aurez toujours le dernier mot.

Vous souhaitez arrêter de fumer mais ne savez pas quelle méthode adopter. Vous vous dites que les gommes à mâcher semblent une bonne solution mais vous n’avez aucune idée du dosage à prendre ? 1, 2, 5, 10 mg ?! Et bien le pharmacien et les préparateurs vous poserons les questions adéquates pour vous donner le dosage qui semble le plus adapté, vous offrira des conseils sur les différentes solutions qui s’offrent à vous et pourra même vous donner des numéros et centres d’aides voisins pour vous permettre d’arriver à vos fins, arrêter de fumer.

Tous ces petits conseils sont liés au fait que la pharmacie est un commerce de proximité. Disponibles, jamais loin, il y aura toujours quelqu’un pour vous servir ou vous conseiller.

Les nouvelles grandes pharmacies low-costs sont presque des hypermarchés de la santé. Et quel est notre plus grand réflexe quand on est dans un hypermarché ? On compare nous-même, on prend les boîtes, on lit les compositions, on ne comprend pas forcément et on finit par en choisir un parce qu’il parait le mieux. Que ce soit une question de coût ou de réputation de la marque.

Ce service de proximité n’existe pas dans les grandes surfaces ou dans les grandes pharmacies. De par la taille mais aussi de par nos habitudes.

Ainsi, la pharmacie restera le premier endroit où vous vous rendrez si vous avez besoin d’un conseil. Et, nous savons tous que c’est souvent nécessaire. C’est pourquoi les français apprécient et continuent d’aller dans leur pharmacie de quartier plutôt que de faire quelques kilomètres supplémentaires pour économiser quelques centimes.